Calculateur de section de câble et chute de tension
Choisissez la bonne section de câble (mm² ou AWG) pour une installation à partir du courant, de la longueur et de la chute de tension maximale admissible — avec résistance, pertes, ampacité et fusible conseillé.
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Deux limites : chute de tension et ampacité
Un câble doit respecter deux conditions indépendantes. D’abord, il doit supporter le courant sans surchauffer (ampacité). Ensuite, il ne doit pas faire chuter la tension au point que l’appareil au bout dysfonctionne (chute de tension). Un câble peut réussir l’un et échouer l’autre : c’est pourquoi les deux sont affichés.
- Ampacité : courant que le conducteur peut transporter sans danger
- Chute de tension : tension perdue le long de la ligne
- Section sous-dimensionnée = échauffement, isolant fondu, risque d’incendie
- Les longues distances exigent une section plus grosse même à faible courant
La formule de la chute de tension
Pour un circuit continu à deux fils, la chute vaut Vd = 2 × L × I × ρ ÷ A, où L est la longueur aller en mètres, I le courant en ampères, ρ la résistivité (cuivre ≈ 0,0172 Ω·mm²/m à 20 °C) et A la section en mm². Le facteur 2 correspond à l’aller et au retour. Si le retour passe par la carrosserie, seule la longueur d’aller compte (facteur 1).
- Cuivre ρ ≈ 0,0172 Ω·mm²/m à 20 °C
- Aluminium ρ ≈ 0,0283 Ω·mm²/m, environ 60 % de plus
- La résistance augmente avec la température (≈ +0,4 %/°C)
- Chute % = Vd ÷ tension du système × 100
Quelle chute est acceptable
3 % est l’objectif habituel pour l’électronique sensible, l’éclairage et l’audio. Des charges simples comme un ventilateur ou une pompe tolèrent souvent 5 %, et les charges non critiques jusqu’à 10 %. En 12 V, 3 % ne représentent que 0,36 V : c’est pourquoi les longues lignes 12 V exigent vite de gros câbles.
- 3 % — électronique, éclairage, audio
- 5 % — pompes, ventilateurs, charges générales
- 10 % — charges non critiques
- Les systèmes 12 V sont bien plus sensibles que le 230 V